Nouvelle coupe de cheveux

Un article purement formel pour vous avertir de la migration de mon blog sur WordPress.

Je suis très contente de ce nouveau lieu, plus clair et plus simple d’utilisation !

J’ai longtemps hésité sur le thème à choisir pour au final prendre un des plus classiques et que l’on retrouve sur beaucoup de blog, mais nous n’y pouvons rien : il est trop bien !

J’ai malheureusement perdu les commentaires, Canalblog n’aidant pas à faire migrer les blogs sans  parler de plugin et d’autres mots dont je ne comprends pas le sens. Du coup, j’ai remis les anciens articles mais vos tendres preuves d’amour ont disparu.

D’autres viendront, ne soyons pas nostalgique !

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Extrêmement fort, incroyablement près – Jonathan Safran Foer

L’apprentissage du deuil

Quatrième de couverture :

Oskar, 9 ans, est surdoué, ultrasensible, fou d’astrophysique, fan des Beatles et collectionneur de cactées miniatures. Son père est mort dans les attentats du World Trade Center en lui laissant une clé. Persuadé qu’elle expliquera cette disparition injuste, le jeune garçon recherche la serrure qui lui correspond. Sa quête désespérée l’entraîne aux quatre coins de la ville où règne le climat délétère de l’après 11 septembre.

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– Il y a des romans tellement beau et poignant que n’importe quelle critique élogieuse risquerait de créer une attente chez des futurs lecteurs et de gâcher leur plaisir futur.

C’est le cas pour ce livre, mais je prends le risque.

Un livre qui m’a bouleversé. Il bouleversera d’autres gens et certains personnes passeront à côté, mais tentez votre chance.

Si vous ne l’avez pas encore lu : Demandez le à votre anniversaire, à Noël, juste comme ça, empruntez le à la bibliothèque, volez-le à quelqu’un dans le métro.

 Résumer l’histoire viendrait à banaliser ce récit. Le livre de JSF est avant tout un livre d’émotion, de poésie à la Prévert, d’humanité.

Voilà, j’en ai déjà trop dit.

Du beau génie. –

Voilà ce que j’ai écrit juste après avoir fini le livre les larmes aux yeux.  J’ai sorti le grand jeu très solennel dans ma critique immédiate, mais deux semaines après la lecture, j’en garde un excellent souvenir. Ce livre fait définitivement parti de ceux qui marquent un lecteur et l’accompagnent longtemps après la lecture.

Donc non, je n’en dirais toujours pas plus, parce que pour une fois, je n’en ai pas envie.

Chez Points

512 pages

Challenge Justice

Bon.

Parfois il y a des challenges que l’on ne peut pas refuser. Tout simplement parce qu’un livre que l’on veut lire depuis oune éternité correspond au challenge, et que s’y inscrire ferait avancer les choses beaucoup plus vite.

Je viens donc de m’inscrire au challenge Justice proposé par Yuko.

Challenge-Justice

Vous retrouverez toutes les modalités sur sa page : livres et ou film, à vous de choisir.

Petite joueuse, je choisis la catégorie Les plumes du greffe : lire 2 livres et/ou voir 2 film en lien avec la justice.

Je commencerai avec De Sang Froid de Truman Capote.  Je continuerais avec un autre ouvrage mystère pour le moment, mon choix n’est pas encore fixé.

Pour s’inscrire, rendez-vous ici.

Moby Dick – Herman Melville

L’indigestion maritime

Considérez le cannibalisme universel de la mer, dont toutes les créatures s’entre-dévorent, se faisant une guerre éternelle depuis que le monde a commencé.

Considérez tout ceci, puis tournez vos regards vers cette verte, douce et très solide terre ; ne trouvez-vous pas une étrange analogie avec quelque chose de vous-même ?

Car, de même que cet océan effrayant entoure la terre verdoyante, ainsi dans l’âme de l’homme se trouve une parts par toutes les horreurs à demi connues de la vie. Ne poussez pas au large de cette île, vous n’y pourriez jamais retourner.

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15 Juillet – 11 Septembre. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour venir à bout de ce mastodonte littéraire.  C’est une très longue période de lecture pour un seul livre. 

Le nombre de page ne pourrait expliquer ce gouffre temporel. Il ne s’agit pas non plus d’un manque de temps personnel à consacrer à la lecture (même si je n’ai pas eu de « vacances lecture », pas le temps). Non, cela m’a pris autant de temps pour une raison simple :  la longueur et l’ennui de certains chapitres du livre.

 Herman Melville (1819 -1891) publie Moby Dick en 1851. Récit relatant l’aventure d’Ishmael, jeune matelot rêveur et intrépide, s’engageant à bord du baleinier Le Péquod pour un voyage de trois ans dans les mers du globe. Très vite, Ishmael s’interroge sur la nature du capitaine du Péquod : mystérieux et invisible durant la première partie du voyage, sa réputation le précède, et son isolement dans sa cabine se fait sentir auprès des hommes de l’équipage.  Lorsque le capitaine Achab entre en scène, l’expédition du Péquod prend une toute autre tournure pour tous les matelots : l’équipage devra certes chasser les baleines mais devra avant tout se concentrer sur une baleine en particulier, celle responsable de la mutilation du capitaine Achab : Moby Dick, la baleine blanche, connue pour sa violence et son intelligence.

Tout au long du récit, le lecteur suit l’équipage du Péquod dans son quotidien : la chasse aux baleines, la récupération de son huile précieuse, la vie à bord du bateau, l’angoisse ou l’incompréhension des matelots face à cette vendetta souhaitée par leur capitaine qui semble chaque jour plus proche de la folie.

Si Ishmael est le narrateur, le personnage principal du récit est sans conteste la baleine blanche, hantant l’esprit d’Achab, terrorisant l’équipage à mesure que les histoires de combats sanglants et mortels leur parviennent au gré de leur rencontre avec d’autres navires. Moby Dick est indéniablement reliée au personnage d’Achab. La folie du capitaine est un élément majeur du récit, le lecteur se demande au premier abord si la description du colosse que fait Achab est disproportionnée ou si ce monstre des mers est vraiment aussi terrifiant qu’on le dit.

Si l’auteur s’était tenu à narrer l’histoire  du Péquod, Moby Dick ne m’aurait pas pris deux mois à lire. Herman Melville mêle à la fiction de (très) nombreux chapitres sur la morphologie du cétacé (la bouche, la queue, l’estomac…) mais aussi sur la technique de la chasse à la baleine, l’extorsion de l’huile, l’histoire de la chasse à travers les siècles et les pays,  la différence entre certains poissons. Bref, beaucoup, beaucoup, beaucoup de chapitres qui m’ont complètement perdu, malgré moi. De plus, la psychologie des personnages n’est pas assez développée. Si Ishmael est un personnage à part entière avant d’embarquer sur le Péquod, il disparaît progressivement derrière les connaissances énormes de Melville sur les baleines, donnant ainsi la sensation de ne plus avoir affaire au narrateur mais directement à l’auteur.

Ma lecture a donc été « forcée », j’ai oublié durant ce laps de temps qu’on pouvait aimer lire et passer un bon moment avec un livre (lors des chapitres didactiques). Pourquoi m’être accrochée ? Tout simplement parce que ce livre a été le premier choix d’un club littéraire que quelques amies et moi même avons fondé. Je suis la seule à l’avoir fini. (Et je m’en vanterai éternellement).

Bon, au moins, je l’ai lu, et j’en profite pour rayer son nom de mon challenge les 50 livres qu’il faut lire

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731 pages – Folio Classique

Challenge Balzac

J’ai traîné pour faire cette page, mais en la créant je scelle à tout jamais mon engagement envers ce challenge.

Si je trouve que les challenges sont de très bonnes idées pour faire descendre les PAL, je ne suis pas fan du genre, et je ne pensais pas m’inscrire à des challenges en ouvrant mon blog.

Pourtant me voilà avec deux challenges sur les bras. Cela reste globalement ridicule comparé à certain(e)s d’entre vous, mais c’est amplement suffisant pour moi.

Donc hormis le challenge des nouvelles chez Sabbio, je me suis également inscrit au challenge proposé par Marie de Et Puis… à l’occasion des un an de son blog. Lire Balzac… J’ai une mauvais expérience avec  Honoré, j’ai dû lire un livre en fac de lettre qui m’a ennuyé au possible, ce fut une véritable torture pour le finir. D’une manière générale je ne raffole pas du genre réaliste.

Enfin bref, tout ça pour dire que grâce à Marie, j’ai décidé de revoir mes classiques et de donner une chance à ce bon Honoré. Une amie m’a offert il y a bien un an son livre préféré de Balzac, espérant de tout son être que j’allais changer d’avis. Je ne l’ai pas touché depuis, et je vais y remédier maintenant. (enfin pas tout de suite)

Je participe donc en tant que Modeste Mignon avec Les chouans.

 

cb

Retrouvez tous les détails et les participants ici

J’ai un peu peur…