La mort est mon métier – Robert Merle

La seconde guerre mondiale vue de l’autre côté    

Le lecteur découvre Rudolf Lang durant l’enfance. Rudolf grandit en Allemagne, dans une famille où l’autorité paternelle est écrasante et le quotidien monstrueux.  Avant la première guerre mondiale, le père de Rudolf décède.  Rudolf s’engage dans l’armée. Bien que trop jeune pour être soldat, Rudolf sera au coeur des combats, notamment en Turquie, ses premiers pas vers l’horreur.  A la fin de la guerre, Rudolf retourne en Allemagne. Déboussolé, rejeté par sa famille et au chômage, le jeune homme veut mettre fin à ses jours. C’est alors qu’une connaissance lui fait découvrir le parti nazi, Rudolf y adhère. Durant quelques années, Rudolf gère  une ferme avec sa femme. Lorsqu’Hitler accède au pouvoir, Rudolf Lang gravit les échelons jusqu’à devenir le commandant du camp  Auschwitz, camp de concentration puis d’extermination.  Le lecteur suit pas à pas l’avancée dans les échelons de Rudolf. Bien évidemment, plus le rendement est bon, plus Rudolf est récompensé. Rudolf Lang s’applique consciencieusement à sa tâche : tuer le plus possible de juifs  et éliminer de la meilleure façon les cadavres.  A la chute d’Hitler, Rudolf est emprisonné et condamné à mort par pendaison.Le livre prend fin sur le procès de Rudolf et son retour dans sa cellule où il attendra son éxécution.     La mort est mon métier est un livre très difficile. Rudolf n’est pas vraiment un être mauvais. Aucun de ses actes n’est fait par méchanceté, tout est question d’obéir aux ordres, et d’être efficace. Aucune morale n’entre en jeu.  Je me suis surprise à poser le livre de temps en temps, j’étais bien trop affectée par son contenu. Certaines scènes sont insoutenables. La froideur de Rudolf est effrayante et extrêmement bien restrancrite. L’extermination ne lui provoque aucun plaisir, seul les chiffres comptent. L’auteur parvient à nous faire accepter, sans pour autant le comprendre, ce personnage. Sa pensée devient la notre » Comment peut-il faire pour améliorer son rendement ? ».  Effrayant.  La fin est magistrale et vous laisse le souffle coupé.  Je vous recommande ce livre, mais âme sensible s’abstenir.  Quant au choix du titre, il est parfait. Aucune autre phrase n’aurait pu expliquer si justement la psychologie de ce jeune homme monstrueux.

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