Mon chien Stupide – John Fante

 Tel chien tel maître ?

Quatrième de couverture

 » Si vous avez des idées noires, plongez-vous dans Mon Chien Stupide. Vous en sortirez revigoré. Le nouvel avatar de Fante, alias Bandini, est un quinquagénaire vivant sur le bord du Pacifique avec sa femme et ses quatre enfants qui le font tourner en bourrique. Il recueille un énorme quadrupède, Stupide, un chien étrange qui complète la maisonnée. C’est à la fois drôle, ironique, tragique, bouleversant et merveilleusement écrit. A lire de toute urgence.  »
Pierre Roudil, Figaro Magazine

 Histoire d’une famille américaine en pleine détresse émotionnelle. Entre sa femme au bout du rouleau et ses enfants égoïstes, incapables de quitter le foyer familial bien qu’ils soient jeunes adultes, le narrateur vit pleinement sa crise de nerf et fait le bilan sur son passé et ses désirs.

Molise est un écrivain qui n’écrit plus, tombé dans la facilité des scénarios télévisions qui rapportent plus que les romans. Mais ce milieu est dur  et Molise  a de plus en plus de mal à trouver un contrat. En rentrant d’un rendez vous par un soir pluvieux, l’écrivain découvre un chien sur sa pelouse. Cet énorme chien, mi lion-mi ours (un akita) refuse de quitter la maison et malgré les différentes opinions des membres de la famille à son sujet, ce chien, un brin pervers et attiré par les animaux de son sexe, finira par être accepté et prénommé Stupide.

Je ne m’attendais pas à un tel livre.  Le titre m’a laissé supposer que j’aurais affaire à une histoire où le chien aurait une importance majeure, bouleversant le quotidien,  un récit un peu potache. Or Stupide n’est que le fil conducteur du récit de cette famille américaine rêvant à mieux et le ton général est plus grinçant qu’autre chose. La dernière phrase du roman est loin de m’avoir fait rire. Le rapport père-enfant est intéressant à découvrir bien qu’un peu triste étant donné que les enfants méprisent cordialement le père et que celui-ci ne parvient pas à les comprendre. Un arrière goût de la série Marié deux enfants. Une réalité amère où le beau de l’humain côtoie l’atroce et le méprisable.

Je suis un peu déçue, je n’ai pas vraiment accroché, j’ai même trouvé ça un peu plombant. Il aurait mieux valu que je n’attende rien de ce livre, j’aurais sans doute beaucoup plus apprécié la lecture. Apparemment, après quelques recherches sur  John Fante , la plupart de ses ouvrages contiennent une grosse part autobiographique, ce qui explique sans doute l’aigreur du personnage principal, et il prend plaisir à laisser un goût d’inachevé à la fin de ses romans. Un livre déroutant, assez cinématographique.

Publié en 1987 en France.

185 pages

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