Le grand livre des gnomes – Terry Pratchett

Lorsque Masklinn, seul chasseur d’une tribu de gnomes, pénètre dans le grand magasin Arnold Frères, quelle n’est pas sa surprise de découvrir que ses rayonnages abritent des centaines de ses congénères, invisibles au regard des hommes ! Son arrivée crée cependant la panique, car pour les résidents, le « dehors » n’est pas censé exister. De plus, l’intrus est venu avec le Truc, un objet doué de parole qui prétend connaître l’origine du petit peuple. Et qui fait surtout cette révélation : le magasin est sur le point d’être détruit !

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Ma foi, je me mets à lire de la science-fiction-fantasy-il-faut-arrêter-de-donner-des-genres-à-chaque-oeuvre-littéraire.

Cela faisait un bon bout de temps que j’étais tentée de découvrir ce génialement drôle écrivain anglais. Les annales du Disque Monde me faisait de l’œil, mais impossible de savoir avec quel livre commencer. Du coup je me suis rabattue sur celui-ci, hors de cette vaste série, un one-shot comme disent mes amis les plus jeunes que moi.

Si j’ai passé un  moment sympathique en compagnie de Masklinn et de ses divers compagnons, je n’ai pas été plus charmée que ça. Voir le monde des humains via les yeux de ces petits êtres est tout à fait réjouissant, mais l’histoire en elle-même ne m’a pas emballée. Le roman (qui fut à l’origine publié sous forme de trilogie) se lit tout de même avec plaisir.  Nous avons affaire à un vrai roman d’aventure : ces gnomes parviennent tout de même à conduire un camion, survivre à des escalators, ligoter un humain et ils font dix centimètres. Dans l’absolu, on ne s’ennuie pas, on s’amuse même, et maintenant j’essaie même d’apercevoir des gnomes dans le métro (sait-on jamais).

Mon avis est donc assez mitigé : c’était sympathoche, mais je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Si des fans ou amateurs de Pratchett passe dans le coin, conseillez-moi un autre de ses livres, je reste curieuse.

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Le grand livre des gnomes – Terry Pratchett
Publié en 1989 et 1990
Lu en J’ai lu édition de 2001
510 p.
Traduit de l’anglais par Patrick Marcel

La Horde du Contrevent – Alain Damasio

« Il était une fois un pays de vaste étendue où rien ne tenait plus en place. Un vent féroce y soufflait tout le jour et la nuit, entêtant et unique, de l’est vers l’ouest, faiblissant certains soirs, mais ne cessant jamais. Les collines y étaient poussées dans le dos, les rochers dérivaient lentement, même le soleil avait du mal à s’arrimer au ciel. (…) Sur cette terre vivaient trois tribus : la plus frivole faisait de la voile, la plus grande s’abritait dans des villages enclos et la plus stupide tentait, très fièrement, de remonter le vent jusqu’à sa source… » p. 475

 

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Celui-ci est un livre que l’on a mis entre mes mains en me déclarant tout bonnement qu’il était absolument génial, qu’il fallait le lire et qu’on ne pouvait pas passer à côté. En faisant quelques recherches dessus, il s’avère que la grande majorité des avis sur ce livre vont dans ce sens. Le mien aussi : ce livre est génial, il faut le lire, vous ne pouvez pas passer à côté.

La Horde du Contrevent est un ovni : science-fiction, quête, émotion, personnages, réflexions, écriture, concept. Tout est bon.

Alain Damasio sait écrire, aime les mots, sait jouer avec. L’auteur nous intègre de façon immédiate au sein de cette horde composée de 23 joyeux gaillards qui contrent le vent depuis 30 ans.  Dès les premières pages le lecteur est happé dans cet univers de force, de douleur et de persévérance.

De plus, chouette concept : 23 personnages, autant de narrateurs. Cinq ou six narrateurs prédominent le récit mais tous les personnages finissent par avoir leur passage. Pour ne pas nous perdre, Damasio met en place un système de signe. Un signe correspond à un personnage, avant chaque paragraphe, le signe apparaît.

C’est intelligent, bien écrit, très prenant. Les multiples narrateurs peuvent effrayer certains, la notion de SF également mais il ne faut point l’ami, c’est un livre littéraire.

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La Horde du Contrevent – Alain Damasio
Publié en 2004 chez La Volte
Lu en Folio 2012
700 p.