On dirait vraiment le paradis – John Cheever

Les valeurs américaines

Lemuel Sears mène une vie paisible à Manhattan. Conscient de son vieillissement, il vit dans la crainte de ne plus jamais connaître l’amour. Un jour, il se rend dans la petite ville de Janice pour patiner sur l’étang et découvre que celui-ci est utilisé comme dépotoir. Révolté, il entame une procédure judiciaire pour rendre à Janice son paysage bucolique. Entre politiciens véreux et mafiosi, Lemuel Sears croisera la route de femmes et d’hommes à la recherche, comme lui, d’un peu de beauté.

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Premièrement, il ne faut pas se  fier à cette quatrième de couverture qui, tout en respectant le secret de la magie de ce livre, n’incite pas du tout à l’ouvrir. Du moins, moi, je n’en avais pas envie. Mais bon littérature américaine mon amour, je ne passerai pas à côté d’un de tes auteurs. Et donc comme bien souvent cette littérature américaine a triomphé.

Un homme, résidant à New York, conscient du changement de génération qui s’opère autour de lui est attristé par la perte de certaines valeurs, essentielles à ses yeux.   Lemuel Sears est un homme sans âge. Décrit comme “âgé mais toujours en pleine possession de ses moyens”, Sears mêlera au cours de ce récit ses nombreux souvenirs de différentes époques et ses ébats actuels avec une jeune femme rencontrée à la banque, sa dernière chance d’aimer. Au cours de ces pages, Sears aimera un étang, une femme, un homme, se questionnera sur sa sexualité, sur son besoin d’aimer, se battra pour quelque chose qui lui tient à cœur tout en se remémorant   les souvenirs de ses vies passées. Le tout raconté avec un humour fin et désopilant.

C’est un livre qui se lit avec plaisir. L’écriture de Cheever est dynamique, sensible et surtout dotée d’une ironie mélancolique délicieuse. La singularité de chaque personnage, tous loufoques et pourtant tellement commun, porte vraiment ce livre. Réel témoignage sur cette époque à cheval entre les 70′s et les 80′s, cette difficulté d’adaptation à ce monde en mutation. Sears et d’autres personnages se battent pour sauver une parcelle de ce qu’ils ont connu afin de conserver ce paradis vivant – qu’il soit dans le lac, l’amour ou la famille – et ne surtout pas en être exclu.

Cheever, je te relirai.

Folio. 132 p.
Traduction de Lætitia Devaux

3096 jours – Natascha Kampusch

Enfance, détention et liberté

En août 2006, après huit années de séquestration, l’autrichienne Natascha Kampusch parvient à s’échapper  de l’oppression de son bourreau. Ce faits divers a fait couler beaucoup d’encre à l’époque, les journalistes prêchant le vrai comme le faux. Natascha Kampusch a donc décidé de raconter elle même son histoire afin de mettre fin aux informations erronées qui circulaient sur elle et sur le ravisseur.

Natascha nous raconte d’abord son enfance, le divorce de ses parents, l’attitude froide de sa mère à son égard, ses problèmes de confiance en elle et son irrépressible envie de grandir, d’atteindre l’âge de 18 ans pour enfin commencer sa vie.

C’est cette volonté d’indépendance qui poussa Natascha à demander l’autorisation de se rendre à l’école seule à pied. Le matin de son enlèvement, Natascha part sans un au revoir pour sa mère avec qui elle s’est disputée la veille. Sur le chemin elle aperçoit un homme adossé à une camionnette. Connaissant les histoires de pédophilie très présente dans les médias de l’époque Natascha se méfie mais  décide de ne pas  changer de trottoir, après tout il ne peut rien lui arriver.

C’est alors que débute son calvaire qui durera huit ans.  Le ravisseur, comme elle le nomme dans le livre, souhaite avoir une esclave, quelqu’un qui répondrait à ses moindres fantasmes, une compagne, une amie, une femme de ménage. Entre humiliation et scène de violence, Natascha parvient à tenir  en n’oubliant jamais qu’elle est une personne, que sa vie ne peut se limiter à cet enfer et qu’un jour elle parviendra à fuir.

J’ai été particulièrement surprise par la force de cette jeune femme, son courage ainsi que par sa grande sensibilité. Pour Natascha, rien n’est tout noir  ou tout blanc. Elle parle souvent de nuances de gris pour expliquer sa détention : même dans l’horreur Natascha est parvenue à vivre quelques scènes de normalités. Plus que tout Natascha a compris qu’il était nécessaire de pardonner à cet homme ses actes afin de ne pas sombrer elle même.Natascha ne veut pas entendre parler de syndrome de Stockholm : si son seul référent au genre humain était un monstre durant huit ans, il fallait apprendre à vivre avec le monstre  et être reconnaissante des quelques moments de calme.

Rien n’est seulement noir ou blanc. Et personne n’est seulement bon ou mauvais. Cela vaut également pour le ravisseur. Ce sont des phrases que l’on n’aime pas entendre de la part des victimes d’enlèvement, car elles brouillent le schéma précis du bien et du mal que les gens préfèrent adopter pour ne pas se perdre dans un monde qui serait fait de nuances de gris. Lorsque je parle de cela, je peux voir l’irritation et le refus sur les visages de personnes extérieures aux événements. L’empathie envers mon destin fait place au rejet.” p.189

” A l’époque, je m’agrippais à toute manifestation d’humanité aussi légère fût-elle, parce qu’il me fallait absolument voir le Bien dans un monde auquel je ne pouvais rien changer, et en un homme avec qui je devais composer par la force des choses” p. 205

C’est un livre tout en pudeur. Natascha Kampusch nous raconte sa détention, la violence des coups quotidiens, la peur croissante, la faim, mais jamais elle ne nous met dans le rôle de voyeur. Certains détails ne seront pas divulgués, il ne s’agit pas de faire le procès du ravisseur mais d’expliquer son expérience, de permettre aux gens de comprendre ou du moins de savoir.

3096 jours dans la vie d’une jeune fille qui ne peut que nous impressionner par sa force.

JC Lattès – 305 p.

Les Anonymes – R.J Ellory

Le polar qui tient du génie

Washington. Quatre meurtres. Quatre modes opératoires identiques. Tout laisse à penser qu’un sérial-killer est à l’oeuvre. Enquête presque classique pour l’inspecteur Miller. Jusqu’au moment où il découvre qu’une des victimes vivait sous une fausse identité, fabriquée de toutes pièces. Qui était-elle réellement ? Ce qui semblait être une banale enquête de police prend alors une ampleur toute différente, et va conduire Miller jusqu’aux secrets les mieux gardés du gouvernement américain.

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Je ne lis presque jamais de roman policier. Rare sont ceux qui trouvent grâce à mes yeux : quand il y a trop de meurtres et de glauquerie je deviens complètement parano et n’importe quelle personne qui se balade dans la même rue que moi devient à mes yeux un psychopathe. La lecture de roman policier est donc un peu dangereuse pour mon équilibre mental.

J’ai également beaucoup de mal avec les personnages des romans policiers et notamment avec celui du flic torturé au passé douloureux qui est le seul et l’unique  à pouvoir comprendre le psychopathe. Ce lieu commun m’ennuie au plus haut point.

C’est un livre prêté, un livre que je n’aurais pas lu sans ça et j’avoue y être allé à reculons et pourtant…

Les Anonymes est une très bonne surprise. Livre excellent mêlant intrigue policière et politique, personnages réalistes et intéressants, suspense et manipulation sur fond d’histoire américaine.

Les presque 700 pages se dévorent avec délectation. L’auteur  donne d’abord au lecteur l’illusion de tenir la situation en mains mais bien vite le lecteur perd tout contrôle et  se fait happer par une histoire tourbillonnante et humaine.

C’est avec ce livre que je découvre Ellory et je compte bien lire ce qu’il a fait précédemment puisque, paraît-il, la rumeur court,  les autres sont encore mieux.

 Si vous aimez les romans policiers, foncez ! Si vous n’aimez pas trop mais que de temps en temps l’envie vous prend, foncez encore plus !

Sonatine – 688 pages ( pas de panique, ce n’est qu’un nombre )

Tableau d’honneur 2011

C’est l’heure de mon propre règlement de compte. Premier constat : J’AI MOINS LU CETTE ANNÉE QUE LES ANNÉES PRÉCÉDENTES !

Je ne m’en remets pas. Même si je reste dans ma moyenne, je n’ai pas battu mon record personnel. Alors la faute à qui ? A l’achat gargantuesque de vêtement ce qui par conséquent a fait doubler mon temps de repassage ? A la consommation elle aussi gargantuesque de séries ? La vie en générale ? Ou tout simplement à la lecture de Moby Dick ??

Certainement un peu des quatre, et aussi  à la fin des transports en commun qui m’offrait deux heures de lecture par jour…

Les chiffres m’importent peu au final mais à l’ouverture de ce blog j’étais persuadée d’augmenter fièrement mon quota.

Et bien non.

Quoi qu’il en soit je me suis tout de même régalé avec de nombreux livres et j’ai pris également beaucoup de plaisir à relater mes lectures ici ainsi qu’à découvrir de nombreux livres via vos blog.

Alors, dans l’ordre de lecture, quels sont mes coups de cœur de  cette année deux mille onze ?

  • A la croisée des mondes T2, Philip Pullman : Je meurs d’envie de lire le 3 depuis un an et la tradition veut que je le lise en Janvier, la délivrance est proche.

Et pour finir l’année en beauté…

Mariages et Infidélités – Joyce Carol Oates

Challenge La nouvelle

“Dans ce recueil de dix nouvelles, Joyce Carol Oates porte son analyse sur le terrain du couple déjà formé et déjà séparé, dans les lendemains de l’amour. Là se manifestent d’autres forces qui, pour être plus sournoises, n’en sont pas moins meurtrières. Paradoxalement, ce n’est pas l’histoire des rapports entre les membres du couple qui intéresse la romancière. Le mariage n’est  pris par elle que comme une situation de fait, une donnée de base, un prisme à travers lequel se révèlent des conflits, des “infidélités” dont la source est à chercher ailleurs.”

Extrait de la préface de Claire Malroux

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Première lecture de cette auteure si appréciée sur la blogosphère littéraire.  Commencer par des nouvelles n’est peut être pas le choix le plus judicieux, toutefois ce livre m’intriguait. Mariages et Infidélités regroupe dix nouvelles de l’écrivaine américaine. Si la première nouvelle m’a enchanté, il m’a été plus difficile d’accrocher aux autres du recueil. La première nouvelle, Un mariage sacré, la plus longue du recueil, met parfaitement en place un univers mêlant mélancolie et exaltation et m’a donné l’envie que ce recueil de nouvelles se transforme en roman et ne conserve que cette histoire.

Pourtant chaque nouvelle a une fin. C’est donc intriguée que j’ai continué cette lecture. Premier constat, les autres nouvelles du recueil sont beaucoup plus sombres. Chaque nouvelle met en scène un personnage en prise à une dépossession de sa vie personnelle, de ce qu’il est, doit être, aspire à être : la femme mariée qui vit en banlieue finit par haïr son enfant ; le père divorcé, découvrant qu’il ne peut pas aider son unique enfant par incompréhension et par lâcheté ; la femme adultère qui décide de revenir vivre avec sa famille après quelque mois passé avec son amant,…

Une chose est sûre, aucune nouvelle n’est joyeuse. Cette ambiance assez lourde a eu raison de mon enthousiasme à la lecture : j’ai passé environ une semaine à regarder le livre fermé, sans désirer l’ouvrir alors qu’il ne me restait plus qu’une seule nouvelle à lire.

Je ne lis pas beaucoup de nouvelles. Hormis les recueils lus de Fitzgerald, ma culture “nouvellesque” est assez plate. Et ce que je pensais aimer d’une manière générale avec ce genre – découvrir une histoire sans début défini et ne pas forcement connaître la fin, juste partager un moment de vie  -  je ne l’ai pas retrouvé dans ce recueil.  J’ai été frustrée dans cette lecture dans le sens où j’avais envie que les nouvelles soient plus détaillées, d’en savoir plus sur les personnages, continuer à avancer dans cet univers, qui est certes sombre, mais non dépourvu d’intérêt.

Le lecteur est happé dans un cercle de souffrance étrange et désagréable et la brièveté du récit accentue ce malaise, ne permettant pas d’avoir assez de recul pour ne pas être affecté par la teneur des histoires.

Mariages et Infidélités est une lecture déstabilisante, toutefois le génie de Joyce Carol Oates m’apparaît clairement, et lorsqu’une lecture est éprouvante au niveau du ressenti je ne peux que m’incliner devant la force de cette écriture qui a su provoquer quelque chose en moi.  Joyce Carol Oates je ne manquerais pas de lire un autre de vos livres (oui, oui, elle va me lire, c’est sûr…)

Lu dans le cadre du challenge La nouvelle organisé par Sabbio

Simetierre – Stephen King

Si vous avez peur des chats

Louis Creed, un jeune médecin de Chicago, vient s’installer avec sa famille à Ludlow, charmante petite bourgade du Maine. Leur voisin, le vieux Jud Grandall, les emmène visiter le pittoresque vieux “simetierre” forestier où des générations successives d’enfants de la localité ont enterré leurs animaux familiers. Mais, au-delà de ce “simetierre”, tout au fond de la forêt, il en est un second, et c’est un lieu imprégné de magie qui vous enjôle et vous séduit par de mystérieuses et monstrueuses promesses. Bientôt, le drame se noue, et l’on se retrouve happé dans un suspense cauchemardesque, tellement affreux que l’on voudrait s’arracher à cette lecture…

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J’ai voulu lire quelque chose pour me faire peur, un livre qui m’empêcherait de me coucher sereinement sans avoir fait le tour des pièces. Par conséquent j’ai pensé à Stephen King. Sauf que cet auteur est excessivement prolifique et que tous ses romans ne doivent pas être de qualité égale. C’est grâce à Mazel que j’ai jeté mon dévolu sur Simetierre dans l’espoir de frissonner un peu (ma lecture s’est faite en pleine période d’Halloween, le marketing a gagné…).

Alors est-ce que c’est “tellement affreux qu’on voudrait s’arracher à cette lecture” ?. Et bien oui, un peu. Tout commence à peu près bien, une nouvelle famille, charmante et américaine jusqu’au bout des ongles s’installe dans cette grande maison longeant une sorte de départementale. Le lieu semble idyllique mais il y a double danger : la route et cette immense forêt adjacente à leur propriété qui semble dégager un étrange pouvoir…

Raconter toute l’histoire du livre reviendrait à le gâcher  étant donné que l’on ne lit pas Stephen King pour son style mais pour les rebondissements. En tout cas si vous avez peur des chats, il se trouve dans ce livre le chat le plus affreux du monde,  vicieux, sournois, méchant et complètement répugnant.

Donc oui j’ai voulu m’arracher à la lecture parce qu’à partir d’un certain moment ça devient franchement glauque, ça s’éloigne même de l’éthique. Par contre, j’ai dormi sur mes deux oreilles car, heureusement, je n’ai pas de chat chez moi, sinon l’angoisse du regard vert et perçant m’aurait obligé à enfermer la bête dehors (mais elle parvient toujours à rentrer).

Quoi qu’il en soit, mon premier Stephen King lu ne se conclut pas sur une déception ou une découverte incroyable. C’est sympathique. Au niveau du rythme c’est les montagnes russes : du haletant au soporifique. La façon dont King fait monter le suspense est classique mais efficace : tout va bien, le héros se brosse les dents, le lecteur ne s’attend à rien et la page suivante c’est l’horreur et l’hémoglobine.

Une lecture qui vide l’esprit et qui pourrait déclencher une phobie féline.

475 p.

Les Souvenirs – David Foenkinos

Ni oui ni non

Livre reçu dans le cadre des Match de la rentrée littéraire organisés par Price Minister. Pourquoi avoir demandé Les Souvenirs de David Foenkinos ? Par pure curiosité, pour me faire un avis sur cet auteur qui est tour à tour encensé puis descendu.

1 / L’histoire

Rien de bien folichon. Le narrateur vient de perdre son grand-père et sa famille se retrouve dans l’inconfortable position de placer la grand-mère en maison de retraite, malgré le refus ce celle-ci.

A partir de ce moment, le narrateur va découvrir un nouvel aspect de la vie, celui où l’on découvre nos grands-parents avec un regard d’adulte. Ce regard qui nous permet de voir le désarroi, l’ennui de la vie de retraité et la disparition de la notion d’avenir.  En prenant conscience de cette vieillesse qui touche irrémédiablement ceux qui ont été jeunes, le narrateur  perçoit sa vie différemment, ses objectifs, sa vie sentimentale, la relation qu’il a avec ses propres parents  tout juste retraités. Cette prise de conscience se mélange à sa réflexion sur l’écriture. Le narrateur souhaite écrire un livre. En le suivant sur plusieurs années le lecteur assiste au changement du  narrateur qui dépasse le fantasme de l’écrivain pour se confronter à la réalité des premiers mots jetés sur le papier.

2 / L’écriture

Après le rien de bien folichon, nous sommes dans le rien d’intéressant en ce qui concerne l’écriture. Aucune phrase de notée, aucun choc littéraire. J’ai été plus mal à l’aise face à l’écriture de David Foenkinos que charmée. J’ai eu cette désagréable sensation de lire la prose de quelqu’un qui se veut écrivain mais qui s’asphyxie sous les fantômes des géants de la littérature. Certaines phrases font tâche dans l’ensemble du texte, comme si Foenkinos était à la recherche de la phrase qui nous ferait poser le livre deux petites secondes pour regarder le plafond et se dire “Ah ouais, quand même”. Alors soit c’est un coup de maître de l’auteur qui parvient à écrire comme un homme qui se voudrait écrivain et qui se cherche littérairement parlant, soit c’est le style de Foenkinos. Je ne peux trancher sur cette question étant donné qu’il s’agit de ma première lecture de cet auteur.

Et pour couronner le tout, il y a une chose que j’ai absolument détesté : les notes de bas de page pour donner des précisions quant aux choix d’une ponctuation ou pour donner une information sur un personnage que l’on suit depuis le début. Je n’ai pas compris l’intérêt si ce n’est mettre en avant la faiblesse de son texte ou prendre le lecteur pour un imbécile.

Un très bon point tout de même : Foenkinos parvient très bien à écrire l’émotion. A la lecture de ce livre, certains passages m’ont réellement émue, notamment dans les descriptions des rapports grand-mère/petit-fils. On s’attache facilement aux personnages.

3 / Conclusion

C’est donc une conclusion étrange. Si je pense au livre, c’est un avis négatif qui me vient à l’esprit. Une histoire somme toute assez commune, manquant de saveur, des moments clichés et un style qui ne m’a pas plu. Et pourtant, ma lecture n’a pas été forcée, j’ai même éprouvé un certain plaisir et l’envie de connaître la fin était bel et bien présente

C’est un livre un peu beau, un peu glauque, un peu réussi et un peu raté.

Je remercie Price Minister pour l’envoi de ce livre.

Gallimard – 265 pages